Dernière mise à jour le 03-04-2008 |
Un moratoire a été voté à une large majorité
pour qu'aucune classe ne soit fermée à la rentrée 2008
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| Manifestation lors du CREA du 1er avril 2008
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A l'attention des membres du CREA Limousin
du 1er Avril 2008
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L'intersyndicale SNETAP-FSU, SyAC-CGT, SFOERTA-FO
des personnels de l'enseignement agricole public
A l'attention des membres du CREA Limousin
Mesdames, Messieurs,
Nous souhaitons attirer votre attention sur la situation de l'Enseignement Agricole Public en Limousin.Vous avez pris connaissance des actions menées par les personnels, les parents, les élèves, les étudiants et les apprentis pendant le mois de décembre 2007. Ces protestations d'envergure, tant sur le plan local que régional ou national, ont conduit le Ministre de l'Agriculture à revoir sa copie.
En septembre 2007, une note de service prévoyait un recul de 3% des moyens de l'EAP chaque année pendant 5 ans, soit une baisse totale de 15%, la disparition de plus de 20 classes en Limousin, et d'une centaine d'emplois, alors que nous avons un taux de remplissage de plus de 24 élèves par classe.
Quelques semaines plus tard, sans en avoir informé les Organisations Professionnelles, sans aucune préparation des services, ni des équipes pédagogiques, le Ministre annonçait la création d'un Bac Pro en trois ans, dès la rentrée 2008, alors qu' il faut un minimum de deux ans pour mettre en place une réforme aussi profonde.
Aujourd'hui, nous constatons que le Ministère a repoussé son projet de Bac Pro à la rentrée 2009. Ce projet reste extrêmement hasardeux et laissera bon nombre d'élèves et d'apprentis sur le bord du chemin, comme nous vous le montrerons lors des débats du CREA.
La baisse des moyens n'est plus que de 1% en moyenne, à la rentrée 2008, mais nous n'avons aucune garantie pour les rentrées ultérieures, puisque la note de service n'a pas été supprimée. Elle sera de moins 1,4% pour septembre 2008 en Limousin, nous sommes donc, de nouveau, plus pénalisés que les autres régions.
Comme d'habitude, cette baisse ne respecte pas le Code Rural, qui fixe le seuil de fermeture des classes à moins de 8 élèves en zone de montagne, et moins de 10 élèves ailleurs. Or, toutes nos classes dépassent ce seuil.
Qu'avons nous obtenu de nouveau en Limousin, par rapport aux projets de décembre? Le DRAF a abandonné son intention de supprimer la 3ème de Naves: elle avait 20 élèves. C'était la moindre des choses.
Mais il persiste à vouloir supprimer la 3ème de Neuvic (11 élèves actuellement), et la 1ère Bac Techno de Meymac, qui a 11 élèves également, mais a enregistré 16 demandes d'inscription lors de la dernière journée "Portes Ouvertes".
Là aussi, comment accepter que le CTPR et le CREA se tiennent aussi tardivement, alors que tous les établissements ont informés les parents sur la base des structures de la rentrée 2007. Les calendriers ne sont plus respectés. Comment pouvons nous préparer l'avenir dans de telles conditions?
Le DRAF Limousin persiste à vouloir regrouper les établissements de Neuvic et Meymac, contre l'avis des personnels, de la profession et des élus du territoire. La première étape consiste à décider qu'un super directeur chapeaute les deux établissements. Nous doutons du bien fondé de ce choix.
En attendant, le super directeur qu'il appelle de ses voeux n'est toujours pas nommé, preuve que ce poste n'intéresse pas grand monde. Ce super directeur est sensé conforter les effectifs de chaque établissement; on se demande comment il pourra le faire, alors que le DRAF veut y supprimer 3 classes. Les élèves de la 1ère Bac Techno de Meymac, n'iront pas à Neuvic, car leur intérêt pour la Forêt, n'est pas un intérêt pour la Faune Sauvage.
A Magnac-Laval, la filière Production Agricole avait été organisée pour fonctionner à moindre coût: une section de 16 élèves en BEPA, et une section de 8 élèves en Bac Pro, chaque section étant regroupée avec des élèves de la filière "Animalerie". Ces effectifs devaient assurer le maintien de la filière à Magnac.
Aujourd'hui, le DRAF revient sur ses engagements, décide de supprimer les Bac Pro, condamnant l'ensemble de cette filière à disparaître, et menaçant l'existence même de l'établissement. Tout cela pour une économie de 379 heures de DGH l'année prochaine, malgré les protestations véhémentes des élus, des professionnels, des personnels, des élèves, et l'engagement formel du Conseil Régional à maintenir des investissements conséquents à Magnac.
Nous avons multiplié les rencontres avec notre DRAF, et maintes fois demandé qu'il renonce à supprimer la classe de Bac Pro à Magnac. Les équipes de Magnac ont proposé des projets alternatifs, sans recevoir la moindre réponse.
Vous comprendrez que votre présence au CREA du 1er avril est très importante, pour soutenir l'enseignement agricole public en Limousin, donner votre avis sur les projets du DRAF, et les projets du Ministre de l'Agriculture concernant l'avenir des formations dispensées.
Les représentants des personnels de l'Enseignement Agricole Public, soumettront plusieurs motions à votre appréciation et à votre vote. Nous ne doutons pas que vous aurez à coeur de donner votre avis, sur l'avenir de l'enseignement agricole.
Nous vous remercions d'être présents à ce CREA, dans l'intérêt des familles, et du Limousin.
L'Intersyndicale SNETAP-FSU, SyAC-CGT et SFOERTA-FO du Limousin
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Comptes rendus des rencontres avec le SRFD et le Conseil Régional,
du jeudi 24 janvier 2008
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Notre délégation se composait de 6 représentants du SNETAP, d'un représentant de la CGT et d'un représentant du sFOerta - Force Ouvrière. Le SGEN-CFDT n'a pas de représentant régional pour l'instant. L'UNSA et Sud-Rural n'ont pas d'élus dans l'EAP Limousin
Rencontre avec le SRFD
Le 9 janvier 2008, nous avons appris que le CTPR et le CREA, qui devaient avoir lieu vendredi 18 janvier, étaient annulés et repoussés à une date ultérieure. Le vendredi 18, nous avons souhaité rencontrer le DRAF Limousin, pour connaître ses nouveaux projets en matière de structures. Nous avons décliné une proposition de rencontre pour le lundi 28 janvier, et demandé à être reçus le jeudi 24 janvier à 14 heures. Nous espérions avoir des informations précises en prévision de notre rencontre avec le Conseil Régional.prévue à 17 heures.
Le DRAF étant retenu par d'autres obligations, nous avons été reçus par Mme le chef du SRFD. La rencontre a duré plus de 2 heures.
Le SRFD a refusé de nous communiquer la moindre information concernant les fermetures prévues à la rentrée 2008, au prétexte que le DRAF attend de recevoir des moyens complémentaires en DGH, suite aux déclarations du Ministre. Par contre, la direction unique de Meymac et Neuvic est maintenue, la suppression du Bac Pro de Magnac est confirmée. Nous avons bien sûr réïtéré notre refus de ces deux décisions, qui ne rapportent pas grand chose en terme d'économie de moyens.
Nous avons bien compris que, pour nos autorités régionales, il s'agit avant tout de ne pas perdre la face. Nous sommes prêts à engager un bras de fer, car cette volonté affichée du DRAF est porteuse de lourdes conséquences pour ces trois établissements.Nous avons signifié que nous n'avions plus de confiance dans nos autorités académiques.
Le SFRD nous a confirmé qu'elle n'aurait rien eu de plus à nous apprendre le lundi 28 janvier.
Pourquoi nous avoir proposé des rencontres dans ces conditions? Elle avait d'autres informations à nous communiquer sur les moyens du BOP! Compte tenu de l'aspect technique de ces informations, elles feront l'objet d'un autre compte-rendu, de même que notre analyse de la situation à Magnac, et à Meymac.
Seuls la suppression de cette note de service et un collectif budgétaire permettront une rentrée normale dans l'Enseignement Agricole Public. Pour le moment, M Barnier nous a surtout payé de mots.
Rencontre avec le Conseil Régional
Nous avons été reçus par cinq élus du Conseil Régional, auquel s'était joint un directeur des services techniques. Cette rencontre a duré plus de deux heures.
Après une analyse générale de la situation de l'EAP en Limousin, nous sommes entrés dans le vif du sujet. Globalement, le CR comprend bien les risques graves qui pèsent sur nos écoles, et feront ce qu'ils peuvent pour limiter les dégats. Nous auront leur soutien au CREA.
Concernant Meymac et Neuvic, ils doutent que la nomination d'un seul directeur soit de nature à résoudre les problèmes qui se posent à ces deux établissements, à savoir une certaine baisse de recrutement. Il faut savoir que Neuvic est plus menacé que Meymac, qui a une situation budgétaire florissante.
Nous avons longuement débattu de la situation de Magnac-Laval. Nous avons plaidé pour le maintien de la section Bac Pro CGEA au moins pour la rentrée 2008, examiné la proposition d'un BTSA Commercialisation « Animalerie », proposition faite par le Président de Région au DRAF, annoncée pendant le CAEN, et explicité le projet « biomasse », réalisé par un groupe d'enseignant de Magnac. Le projet de BTSA « petite animalerie » nous semble du domaine du possible, dans la mesure où il a un fort soutien des élus, il ne sera cependant pas réalisable à la rentrée 2008. Il pourrait voir le jour en 2009, en espérant qu'il ne se heurte pas à la réorganisation des filières Commercialisation en BTSA. Le projet « biomasse » pourrait voir le jour dans un avenir plus lointain, à condition que le pouvoir actuel veuille réellement traduire dans les faits, les projets du « Grenelle de l'Environnement ». Rappelons que cette « Grand Messe » n'avait strictement rien prévu en matière d'enseignement !
Nous avons rappelé l'état déplorable des locaux à Magnac, ce qui peut expliquer en partie la désaffection des élèves pour cet établissement, et indiqué nos vives inquiétudes, en apprenant que le Conseil Régional avait remis en question tous les projets de rénovation de l'établissement.
Voici les réponses du Conseil Régional :
Tout d'abord, les élus du CR travaillent au maintien de tous les sites de formation. Le Président de Région a demandé un moratoire pour la rentrée 2008, ce qui inclut le maintien du Bac Pro à Magnac, et plus largement la suppression de cette note de service. Ils ont revu à la baisse le projet d'Internat, mais il est maintenu, c'est un engagement personnel de la Région ; dans l'immédiat, un crédit de plusieurs centaines de milliers d'euros doit permettre de remettre en état les locaux. Ils se sont engagés à investir dans la construction d'une nouvelle« animalerie », dès que l'Etat aura crée la formation BTS à Magnac.
Par contre, il n'y aura pas de nouvelle bergerie.
Nous avons demandé des nouvelles de l'audit des exploitations. Nos interlocuteurs ont convenu qu' ils devaient informer les directions et les personnels des conclusions de cet audit. Il convient de réfléchir aux modalités de cette communication pour ne froisser aucune susceptibilité.
Puis, dans la foulée, les élus du CR ont lancé l'idée de faire des Assises de l'Enseignement Agricole en Limousin, réunissant tous les partenaires et les différents acteurs de cet enseignement.
Ceci nous semble une idée à creuser. Ceci permettrait peut-être de tordre le cou à l'idée une nouvelle fois répétée, que l'appareil de formation agricole est surdimentionné en Limousin.
Nous n'avons pas abordé la « mixité des publics ». Elle fait le délice des technocrates de tous poils, à la DGER comme au Conseil Régional. Nous devrons cependant l'aborder dans une autre rencontre, pour clarifier la situation des CFA, et des CFPPA, et l'organisation de la carte scolaire (l'offre de formation).
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Voici un lien vers une vidéo (1h 30) du directeur général de l'enseignement et de la recherche au ministère de l'Agriculture et de la Pêche :
Lien vers le site de l'EN.
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Les dates prévisionnelles des CAP de mutation sont prévues fin février
2008 pour les PLPA et début mars 2008 pour les PCEA.
Puis fin du mouvement des titulaires fin mars 2008.
La date limite de réponse est fixée au : 25 janvier 2008, délai de rigueur
ATTENTION un additif est paru le jeudi 10 janvier sur chlorofil et le vendredi 11 sur Nocia.
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14 décembre : plus de 800 manifestants ont défilé de Löwendal à Varennes
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Le CTPR et le CREA initialement prévu le 7 décembre 2007 et reporté au 18 janvier 2008 est finalement reporté à une date non encore arrêtée.
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A l'attention de tous les personnels des établissements d'enseignement agricole public du Limousin.
L'intersyndicale de l'EAP Limousin a rencontré mercredi 28 novembre le président de la FDSEA et du CDJA. La délégation était composée de Jean-Marie Leyris, Yves Callin, Christophe Pouget, Magali Catinel et Jean-Pierre Barret.
Cette rencontre ayant été organisée dans l'urgence, tous n'ont pas pu être présents mais nous avons parlé au nom de tous.
Nous avons expliqué les problèmes de la rentrée, l'avenir de nos établissements au travers de la note de service de la rentrée 2008, et les décisions de suppressions de classes prises sans concertation par le DRAF Limousin.
Mais nous nous sommes attardés longuement sur la suppression du BEPA CGEA, et le problème des BAC PRO en 3 ans, imposés à la rentrée 2008, alors que la note de service ne parlait que de la rentrée 2009.
Nos interlocuteurs ont découvert avec surprise cette histoire de bac pro en 3 ans, qui touche directement le coeur du monde agricole. Ils nous ont confirmé n'en avoir jamais entendu parler. Ils ont parfaitement compris les conséquences de ces choix de formation, qui rejoignent l'abandon constaté du monde rural, et de l'agriculture en général par nos nouvelles élites.
Nous avons rédigé une note de synthèse qui servira lors des prochaines "universités" du CDJA, prévues à partir du lundi 3 décembre.
D'autre part, le président de la FDSEA se propose de remettre un document synthétique au Ministre de l'Agriculture, qui sera présent à Saint-Yrieix et à Brive le 12 décembre.
Nous avons quitté nos interlocuteurs, avec un engagement de soutien de la profession pour notre combat.
La délégation Intersyndicale.
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C.T.P. Ministériel «Agriculture » du 27
novembre 2007
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Ensemble,
revendiquons des Services publics
au service des citoyen(ne)s
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